« On peut tirer quelque chose de tout ce qui nous fait réfléchir : je suis satisfait de mon travail. »
Childcare 2Samen collabore activement avec de belles initiatives du quartier, comme le Vrouwenbuurtlab, un centre de rencontre pour femmes. Ces dernières bénéficient notamment de cours de langue, tandis que leurs enfants sont pris en charge.
Yvonne, PM à 2Koninkjes, travaille chez Kinderopvang 2Samen depuis trente ans et a vu le monde de la petite enfance évoluer considérablement au cours de cette période. Elle a récemment animé un atelier au Vrouwenbuurtlab. Nous lui avons parlé de cette expérience, de son travail et de ses motivations.
Comment avez-vous été en contact avec le Women's Neighborhood Lab ?
C'est ma collègue qui m'a demandé de faire cela. Elle m'avait également fourni tout le matériel nécessaire. Le Vrouwenbuurtlab a organisé une réunion à laquelle participaient également des représentants du ministère. J'y ai animé un atelier, inspiré d'une session précédente intitulée « Comprendre avec les mains ». Lors de cette session, on met toutes sortes de matériel sur la table et on laisse les enfants découvrir ce qu'ils peuvent en faire. On donne des impulsions et on voit ce qui se passe. »
À quoi ressemblait ce matin-là ?
Les enfants étaient pris en charge par le personnel pédagogique, plus présent. Les mères recevaient des cours de langue et j'ai supervisé un moment de travail entre parents et enfants. C'était une sorte de moment de partage. Ce qui m'a frappé, c'est la manière différente dont les parents abordaient leurs enfants. L'un était très directif, l'autre laissait libre cours à l'enfant. C'était surtout le fait de "faire" qui comptait, pas mes explications. Et j'ai trouvé ça magnifique.
Avez-vous déjà travaillé avec le Women's Neighborhood Lab ?
C'était une expérience unique. C'était vraiment amusant à faire, mais ce n'est pas quelque chose que nous faisons habituellement. Qui sait, l'avenir nous le dira !
Qu'est-ce qui rend votre travail chez 2Samen si spécial pour vous ?
Je travaille dans un groupe de jeunes enfants. Le plus beau, c'est de voir comment les enfants évoluent dès l'âge de deux ans et comment ils se développent jusqu'à l'école primaire. C'est une expérience enrichissante. On discute avec les parents, on voit les enfants progresser, et tout ça avec les collègues. Ce sont les petits détails qui rendent le travail amusant : un enfant qui dit « Tu es si beau » ou la façon dont il s'implique dans un jeu.
Vous travaillez chez 2Samen depuis trente ans. Quels sont les plus grands changements que vous avez vécus ?
On accorde désormais beaucoup plus d'attention à l'individu. Les enfants arrivent souvent avec un sac à dos, ce qui implique une collaboration plus étroite avec les parents. Cette coopération est devenue essentielle. On ne se concentre plus uniquement sur l'enfant, mais aussi sur les besoins du groupe et sur ce que l'on peut apporter en tant qu'éducateur.
Qu'aimeriez-vous voir d'autre dans le quartier ou à 2Samen ?
« J'aimerais voir davantage d'activités culturelles, comme la récente visite au Théâtre Kaboem. Notre public cible est très diversifié. Certains enfants vivent ce genre de choses à la maison, mais beaucoup ne le font pas. On voit qu'ils y prennent énormément de plaisir. »
Quand rentrez-vous chez vous heureux après une journée de travail ?
« Quand les enfants s'amusent, ou qu'un jeu rencontre un franc succès. Mais aussi quand j'ai une bonne conversation avec un parent, surtout sur un sujet difficile, et qu'on remarque une ouverture d'esprit. Et honnêtement ? Même quand je fais du rangement dans un placard. On peut tirer de tout cela quelque chose qui nous fait réfléchir : je suis satisfait de mon travail. »
Vous ne regardez pas seulement l’enfant, mais aussi ce dont le groupe a besoin et ce que vous, en tant qu’employé pédagogique, pouvez offrir.